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ANIKI
MON FERE :
1999 - GENRE : Polar
Yakuza- NOTE : 7/
10
Résumé
Yamamoto, yakusa de Tokyo, perd son maître assasiné
dans un moment de faiblesse. Son expérience le place comme
successeur possible.
Mais malgré ses aptitudes, Yamamoto se voit écarter
de la succession pour ses manières jugés trop violentes.
Quittant le Japon, sous peine d'être tué par ses anciens
frères d'armes, il rejoint les Etats Unis où vit son
demi-frère, Ken.
Ce jeune dirige un petit gang dont Yamamoto prend le contrôle
et impose ses méthodes de yakusa.
En refusant de traiter avec la mafia locale, il déclenche
un affrontement meurtrier...
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Aniki
mon frère (Brother, en anglais) est le dernier film de yakusa
en date, du maître Kitano.
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Il relate la vie d'un haut responsable
yakusa, Yamamoto, qui devient lors de la mort de son chef,
un des successeurs possibles. Seulement son comportement violent
et sa façon de regler les problèmes de manières
expéditives, en font un homme redoutable et redouté.
Le clan meurtrit par cet assassinat préfère
s'associer avec un autre clan afin de devenir plus fort. Pour
Yamamoto c'est une honte qu'il ne peut supporter.
Le nouveau clan formé décide de se passer de
ses service. Et dans la mafia japonaise, les yakusas trop
dangereux sont éliminés. Pour eviter celà,
Yamamoto part aux Etats-Unis, car au Japon son avenir est
scellé.
Arrivé à Los Angeles, le yakusa décide
de rendre visite à son demi-frère Ken, seul
famille qui lui reste.
Il reste quelque temps en observation, afin de comprendre
le fonctionnement de la pègre américaine. Mais
c'est un pragmatique et un impatient. Il aime prendre les
choses en main, et c'est ce qu'il fait.
Ce yakusa recrute quelques jeunes de la rue, arrachés
au bitume et au trafic de stupéfiants pour devenir
de vrais gangsters.
Le temps n'est pas au repos: les hispaniques jouent des coudes
sur le même territoire que Yamamoto.
La guerre des gangs éclate , l'ascencion de Yamamoto
est fugurante. Mais pourra t-elle resister à la mafia
italienne ? jusqu'ou le yakusa ira-t-il ?
Il défit ainsi la mort et entraîne ses proches
dans une descente aux enfers...
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Pour les fans
de Kitano, Aniki mon frère est aussi la descente aux
enfers du cinéaste.
Réalisé aux Etats Unis par une équipe américano-japonaise,
bénéficiant d'une production importante et d'un
marketing à gros budget, le maître japonais se
serait vendu aux américains....
...Et bien pas du tout !
En effet, ce n'est pas une vente mais plutôt un compromis.
Le réalisateur a cherché à benéficier
de moyens importants pour son film.
Il a voulu se diversifier, changer sa façon de travailler,
et réaliser un film de yakusa grand public. C'est chose
faite.
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Cependant Kitano était sceptique quant aux qualités techniques
de l'équipe de tournage américaine. Il fut vite rassuré
en observant que les américains travaillaient autant et même
plus que son équipe japonaise.
Il en résulte une image de haute définition qui change
des productions japonaises et de leurs pellicules granuleuses. Les
prises de vues sont soignés, calculés comme à
l'accoutumé. Une réalisation impeccable.
Quant au casting japonais, il est difficile de faire mieux : Beat
Takeshi est formidable, égal à lui même. Terajima
Susumu, fidèle aux films de Kitano, réalise une grande
performance. Son rôle de lieutenant de Yamamoto, violent mais
humain est joué à la perfection. D'ailleurs certaines
scènes restent encore gravé dans ma mémoire de
cinéphile ( lorsqu'il donne sa vie pour que le gang japonais
implanté à Los angeles s'associe à celui de Yamamoto.
Stupéfiant. )
Stupéfiant.
Cette interprétation dévoile une grande idée
du film : les liens des membres du clan sont plus fort encore que
les liens du sang.
Masaya Kato, formidable lui aussi, dans le rôle de celui qui
accepte de s'associer avec Yamamoto après le sacrifice de son
lieutenant.
Seule fausse note, Omar Epps est en deça des ses confrères
japonais ( mais est meilleur que dans ses anciens films ).
Ainsi, La "machine
Kitano" employé lors de ses précédentes
réalisations, est ici quelque peu enrayé. Cette
nouvelle oragnisation de production coupe court aux idées
de dernières minutes du cinéaste japonais. La
ligne de conduite adoptée manque de saveur, la structure
narrative est fade et les dialogues bas de gammes ne permettent
donc pas au film une envolée plus complexe.
C'est le revers de la médaille lorsqu'on accepte de travailler
avec les studios hollywoodiens. Aniki, Mon Frère paraît
prétentieux par rapport à Hana-Bi ou Sonatine.
Il est bien évident que l'idée de divertir le
grand public est entré en ligne de compte. Une nouvelle
donne dans le cinéma du maître japonais, qui jusque
là était réservé aux habitués
des drames mélancoliques et violents. |
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Synthèse d'Aniki Mon Frère :
- Un Kitano sous influence, un scénario inaboutie, mais une
oeuvre stimulante pour le marché international, violente et
intélligente.
- Une bonne entrée en matière pour ceux qui souhaite
découvrir le cinéaste.
- Une grande production yakusa, en attendant le prochain projet de
Takeshi Kitano. |
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Hinomura
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