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GENRE :
DOCUMENTAIRE
RESUME :
Chaque jour 75 millions de personnes au Bangladesh et dans l’Etat du Bengale consomment de l’eau contaminée par l’arsenic. Dans les années 70, des millions de pompes à eau ont été installées dans toute la région mais ce n’est que dans les années 90 qu’on s’est aperçu que ces pompes fournissaient en fait à la population de l’eau polluée par l’arsenic. L’OMS estime que l’étendue du coût humain dépasse maintenant ceux de Bhopal et Tchernobyl réunis. L’arsenic tue lentement et ses victimes sont en majorité des paysans pauvres souvent analphabètes.
L’eau du diable raconte l’histoire de trois jeunes femmes dont les vies ont été douloureusement affectées par l’empoisonnement à l’arsenic. Le film montre comment elles sont touchées par cette tragédie avec en toile de fond des scientifiques qui examinent les causes et les effets de cette contamination par l’eau qui devrait être source de vie et qui est source de mort.
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Connu pour être le plus grand empoisonnement mondial et ce depuis l’existence de l’Homme, l’arsenic est l’un des pires fléaux du Bangladesh.
Coproduit par France Télévisions, ce documentaire nous transporte vers un mal qui ronge petit à petit toute la population de l’Etat du Bengale.
Retika a seulement 23 ans lorsque sa vie semble vaciller par la faute de l’arsenic qu’elle boit chaque jour dans l’eau puisé et partagé en de nombreuses pompes à travers la région.
Pour en revenir à la cause, il faut faire l’effort de se replonger dans les conditions de l’époque. |
| Fin des années 60, la révolution agricole bat son plein dans un Bangladesh qui développe une riziculture féconde. Cependant ce développement cause de nombreux désagréments : utilisation d’engrais à la composition assassine, pesticide polluant ou bien encore par l’installation de pompes inadaptées au besoin de cette nouvelle agriculture.
Pour de nombreux spécialistes du Bangladesh cet empoisonnement à l’arsenic est la cause d’une défaillance géologique. On pense en effet que les fleuves Jamuna et Meghna, prenant leurs sources dans la chaîne himalayenne sont les victimes d’un dépôt de résidus d’arsenic qui s’est libéré dans le Delta du Bengale. |
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Dans les années 70, l’OMS et l’UNICEF commencent à fournir le Bangladesh de pompes à eaux. Seulement ces pompes à cette époque et par la faute de ces deux organisations, n’étaient testés que pour filtrer certaines particules dangereuses comme le chlore ou le fer, mais pas pour l’arsenic ! Pourquoi ?! La réponse est simple : ils n’y ont pas pensé.
Resultats des courses, plus de la moitié de la population du Bengladesh continue de boire cette eau empoisonnée.
Le monde sera prévenu de cette catastrophe sanitaire en 1995 ! Ainsi quand il s’agit de donner des informations sur les plus démunis, la population occidentale est toujours aux aguets (il n’y a qu’à voir le Darfour), mais quand il s’agit d’erreurs, les oiseaux de l’humanitaire se cachent pour mourir…..ou plutôt laissent mourir les plus démunis, justement.
Et si tout le Bangladesh s’en désole c’est bien parce que les pathologies sont très sévères : pigmentation de la peau conduisant au cancer, maladie respiratoire, maladie des reins et de la vessie, phénomène de nécrose et de peau morte sur les mains et les pieds, forte température, déshydratation, douleur musculaire, etc…la liste est longue et insoutenable.
« Ô toi, ô l’eau de vie » ! Cette ritournelle si bien chantée par les bengalais semble alors être devenu assassine ! |
| Pourtant les organisations internationales essayent d’agir en installant de nouvelles pompes filtrant l’arsenic, mais le taux d’Arsenic dans l’eau est toujours supérieurs aux normes internationales, et ce malgré le filtrage.
Alors que les standards de l’OMS sont de 0,01 mg d’arsenic/litre d’eau dans les pays développés, il reste de 0,05mg au Bangladesh. Une vraie honte pour l’OMS ! |
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Cependant là où le réalisateur réussit parfaitement à nous sensibiliser sur les effets néfastes de l’Arsenic, il échoue à nous convaincre totalement. Abordant ce phénomène, il en laisse d’autres en suspends avec pour exemple, les conditions d’hygiènes nécessaires à la lutte de tout type de pathologie infectieuse. En effet, se baigner dans la même eau que celle où l’on se shampouine et où l’on fait ses besoins n’est certainement pas innocent dans les risques sanitaires de ce pays. Il manque aussi une véritable politique d’évacuation des eaux usagées, de conduite d’eau dans chaque foyer et tout simplement d’un zeste d’éducation.
Malgré cette légère concentration des problèmes dans l’unique arsenic, L’Eau du Diable est un documentaire d’utilité publique qui déchire le silence établit par certaines organisations non gouvernementales et qui nous brûle le cœur par le décès de tous ses êtres si fragiles, mais si proche de nous.
Un problème sanitaire dont on entendra parler bien souvent, malgré les aides furtives de l’OMS et une activité associative sérieuse (malgré l’opacité de certaines politiques locales). |
HINOMURA - 2007
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