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Joni’s promise de Joko Anwar - 2005 - Drame - Indonésie
Avec Nicholas Saputra, Mariana Renata |
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Joni’s promise , premier long-métrage du prometteur Joko Anwar est une comédie très enlevée qui n’enlève rien et même se superpose parfaitement aux classiques indonésiens. Joni (Nicholas Saputra) est un jeune livreur de bobines de 22 ans vivant à Jakarta. Le film commence ainsi d’une manière un peu nombriliste. Encore un réalisateur qui va se pencher sur son cas et son métier en nous récitant toutes les étapes nécessaires à un film. En fait c’est l’amour de Joko Anwar pour ce métier et sa bonne appréhension du processus de production d’un film, de l’écriture du scénario jusqu’au spectateur qui ressort dans cette petite séquence inaugurale, et au final assez amusante.
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Dommage d’ailleurs que tous les films cités par les figurants soient hollywoodiens puisque la production nationale est florissante et que les cinémas indonésiens diffusent autre chose que du concentré américain en boîte. Dans ses boîtes justement, Joni transporte la dernière bobine d’un film indonésien dont on ne saura rien sauf qu’il y a un mec qui meurt puis « ressuscite », une fille meurt, dit bonne nuit et qu’avec tout ça, le film finit bien ! Ca c’est pour ceux qui appartiennent à la 9 e catégorie de spectateur : les « unintelligent viewers » telle que définie par Joni. Mais ne vous méprenez pas. Au-delà de son regard avisé et de cette classification sarcastique mais très juste sur le microcosme sociétal que constitue une salle de cinéma, Joni est un garçon très bien .
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Trop bien même. Si bien qu’à force de vouloir aider les autres, il se retrouve pris dans un chaos infernal, une successions de péripéties inopinées qui le mettent en retard, lui qui a fait sa fierté de sa ponctualité et de son professionnalisme. Tout le suspense du film tient dans son sac. Réussira-t-il à livrer à temps la fameuse bobine et ainsi revoir les beaux yeux de cette charmante spectatrice (Mariana Renata) qu’il a croisée en venant et qui lui a fait promettre de livrer les bobines du film qu’elle allait voir à temps, en récompense de quoi elle lui livrerait son prénom. Un enjeu de taille, donc, qui va mettre Joni dans l’obligation de tenir son engagement pour le bien de sa « carrière » comme il le dit lui-même, mais surtout pour le sourire de celle qui lui a tapé dans l’œil. La belle au copain perfectionniste (10 e et dernière catégorie de spectateurs pour ceux qui suivent toujours) qui se révèle un incroyable cuistre . |
Cette comédie rythmée, rafraîchissante est donc une réussite en tous points. Comme d’habitude, les acteurs y jouent exagérément mais ceci ne dessert en rien la trame de l’histoire et lui donne plus d’allant. L’occasion de rencontres épicées également, comme cette réalisatrice en jogging qui veut absolument recruter Joni et ce gosse des rues « au mauvais métabolisme » qu’il entraîne dans une course poursuite à travers les ruelles de Jakarta. Bref on ne reprochera pas à Joni cet étirement temporel qui fait porter la durée d’une bobine à près d’une heure et demi quand un film en contient 5 ou 6, ni son incroyable générosité si rare et précieuse. Ils sont rassurants dans un monde si pressé et si centré sur lui-même. Un bon moment en perspective, à ne pas r… Oups !. |
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Mystere Vic – 10 e PIFF – Octobre 2005
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