 |
GENRE : Polcier / Action
NOTE : 8.5/10
RESUME :
Après l'assassinat de sont frère qu'il tentait de sauver d'une dérive liée à la drogue, le policier Jang Do-young, un flic nerveux et violent décide de se venger. Oh Jin-woo, un procureur qui enquête sur un parrain de la mafia va croiser la route du policier. Ensemble, ils vont tenter de faire tomber le boss de la mafia.
Le cinéma Asiatique disponible chez Asia-Diffusion
|
La Corée impressionne, pourtant , ça et là, certains laissent entendre que le cinéma Coréen décline, après avoir connu des succès énormes comme OLD BOY de Park Chan Wook et sa trilogie. Mauvaises langues ou critiques déplaisantes, voire, simple plaisir de polémique, il va s’en dire que le cinéma Coréen est bien loin d’un déclin, il serait même en pleine révolution. Les prémices du cinéma d’action du pays du matin calme nous avaient déjà impressionnées avec les films SHIRI de Je-Gyu Kang ou encore 2009 LOST MEMORIES de Lee Si-Myeong
|
|
Quelques autres films dans un registre moins typé « action » plus proche du polar noir avec PUBLIC ENEMY avaient également conquis un large public. Cependant, la Corée n’exploitait pas jusque récemment, le cinéma de genre dit « polar noir / action » comme l’île de Hong Kong sait si bien le faire. Pourtant, il va s’en dire, que depuis la vague Old Boy et son style incisif, film qui fait date dans le cinéma Coréen, on parle dorénavant d’avant et après Old Boy, une nouvelle vague de réalisateurs et de tendances étant née. Après le très stylisé , l’excellent, le sublime A BITTERSWEET LIFE de Kim Jee Won, c’est au tour d’un jeune réalisateur Kim Sung-soo dont c’est le premier film, de relever le défi de ce début d’année 2006 avec RUNNING WILD, un policier plus que réussi, issu de la même veine que le film de Kim Jee-Won avec un pendant dramatique encore plus affûté.
A croire qu’en Corée, le 7e art s’apprend dès le plus jeune âge !
 |
Dans A BITTERSWEET LIFE, le film repose en grande partie sur le charisme envoûtant de Lee Byung Hoon, qui a ce petit quelque chose de Delon dans le film de Melville "SAMOURAI", héros au regard perçant, déterminé, étrange et prêt à tout sacrifier pour rétablir la règle selon ses critères.
Dans RUNNING WILD, deux personnages tiennent le film, d’un côté Kwon Sang-woo (Spirit of jet Kun Do), dans le rôle du policier nerveux, un écorché vif que rien n’arrête, pas même les règles de ses supérieurs, un guerrier qui se bat contre la mafia, de l’autre, Yu Ji-Tae, (Antarctic Journal, Natural City, Old Boy) un policier plus posé travaillant dans le respect du pouvoir et des règles, qui croit en son devoir. Tout deux vont se rencontrer, tout deux vont tenter de cohabiter, le tandem sera expéditif, un duo dont l’assemblage et les caractères psychologiques sont tout simplement parfaits.
|
RUNNING WILD dont le scénario reste assez classique, cependant moins que celui de l’œuvre de Kim jee Won, est suffisamment bien dirigé jusqu'à l’issue de nos deux héros à la fin du long métrage. En effet, la tendance du film dans la première heure est traitée différemment de la seconde moitié. Le long métrage évolue violemment avec à la source, un combat contre son idéal, un combat contre le mal et l’injustice, un mal sous la forme d’un homme, chef d’une mafia tentaculaire qui sait où appuyer pour que la réaction soit immédiatement douloureuse.
| C’est le flic Kwon Sang-woo qui en fera particulièrement les frais, c’est également lui qui va se battre contre ce mal avec ses armes. Le réalisateur en traitant ce thème, celui de la violence et de la vengeance met également en avant la difficulté de ce combat, un combat inégal pour un idéal. Ce combat sans fin est ici représenté par une violence froide qui poussera les deux héros à dépasser les limites du cadre légal, car la justice dans Running Wild, est celle propre à chacun, non celle des règles imposées par le système dont ils dépendent pourtant.
|
|
Tenue par une réalisation rigoureuse, le réalisateur pour ce premier long métrage a su prendre quelques risques sans pour autant user d’audaces cinématographiques qui auraient certainement pu desservir le film. Ce ton modeste suffit à remplir d’une qualité constante le long métrage. Cette réalisation brute et brutale donne finalement un relief suffisamment convainquant pour qu’à aucun moment on ne puisse imaginer que Running Wild soit le premier film de Kim Seong-su .
A VOIR, BIEN ENTENDU ...
Steph - Juin 2006 |
| PROPRIETE DE CINEASIE 2006 - Steph- Toute reproduction est interdite et doit faire l'objet d'une demande au rédacteur et au webmaster du site. Aucun texte ne peut par conséquent être reproduit sans autorisation préalable. |
|
|